2099: The World of Tomorrow (of Yesterday), Graphic Nuggets, Marvel Extravaganza

If You Want Blood (Punisher 2099)

Pupu 2099.1
© Marvel Comics

Pitch : Boom boom, budda budda, kapow, aargh !!!

La version 2099 du Punisher fait partie du quatuor originel de l’univers 2099 mais ne fut pas traduite par Semic à l’exception d’un épisode prenant part au crossover La Chute du Marteau (et difficile à mettre de côté vu que c’est celui qui conclut le cross).
Cet épisode, de par son imbrication avec d’autres séries, ne permet pas vraiment de juger le titre Punisher en lui-même et d’expliquer pourquoi il ne fut pas publié en VF.

Après un survol rapide de la série, nous pouvons vous affirmer que Semic fut bien avisé de la laisser sur le carreau.
Lancée par la paire Mills/Skinner (voir le post sur Ravage 2099 pour plus d’infos) afin de faire du Judge Dredd/Marshal Law à la sauce Marvel, ce Pupu est un pur titre 90s dans ce que ces années ont de plus oubliables et qui lorgne clairement sur l’écurie Image afin de nous sortir un parangon de Grim n’ Gritty bête à souhait.
L’histoire (enfin bon, histoire c’est un bien grand mot ici) en elle-même, au contraire des autres titres de la gamme qui évitaient cet écueil, ne s’embarrasse pas d’originalité et les auteurs nous servent un simple décalque de celle de Frank Castle.

« Jake Gallows est un flic du Public Eye, la police du futur, qui voit sa famille assassinée lors d’une promenade au parc par un gang mené par le psychopathe Kron Stone (fils d’un boss d’Alchemax et futur Venom 2099).
Considérant que la justice (bien corrompue) de son époque est incapable de protéger les innocents et fan du Punisher originel, Gallows reprend les armes et la mission de son prédécesseur afin de mener sa croisade personnelle. »

Pupu 2099.3
© Marvel Comics

Pour le reste, la série est une succession de bastons, de gerbes de sangs (notre nouveau Pupu utilise des armes du XXème siècle comme une batte à pointes car il considère les armes lasers comme inefficaces), de massacres ininterrompus, de personnages psychotiques (à commencer par le personnage titre qui est un schizophrène), de mutilations en tout genre, de sanctions expéditives (le… ahem… héros possède dans sa cave sa propre prison/chambre de torture) et de son siège de désintégration (version futuriste de la chaise électrique) pour rendre sa « justice ».
Bref, un cocktail propre à faire mouiller un Geoff  « gore » Johns dans sa culotte !!

Mention spéciale du jury dans la catégorie personnage débile pour Vendetta, poupée génétique créée pour donner du plaisir aux colons spatiaux, qui pète un câble après une dérouillée de trop de la part de son proprio et décide de s’habiller comme son idole (devinez qui) afin de partir étriper tous ceux dont les têtes ne lui reviennent pas à bord de son vaisseau spatial siglé d’un crâne.

Tout au plus, peut-on sauver deux-trois petites idées vues dans les deux premiers épisodes :

  •  l’équipement de Pupu brouille les caméras en faisant apparaître un crâne pixelisé à la place de son visage (seule trouvaille graphique sympa de la série)
  • Le Public Eye, qui assure donc la fonction de police dans le futur, est un organisme privé qui vous protège seulement si vous payez votre abonnement; la justice version Apple-Netflix en somme.
    De même, chaque citoyen possède une Black Card sur laquelle est débitée l’amende correspondant à son crime.
    Autant dire que dans les deux cas, il vaut mieux être riche.
  • Au tout début, le Punisher injecte une toxine à ses victimes qui les vieillit d’autant d’années correspondantes à la peine usuelle (donc si votre crime mérite 30 ans de taule, à la place on vous vieillit votre corps de 30 ans) mais cette idée sera vite abandonnée au profit des solutions les plus expéditives.
Pupu 2099.4
© Marvel Comics

La série traversera la période After Doom et sera reprise du numéro 30 jusqu’à sa conclusion par Chuck « NRA & Republicans are good » Dixon en poursuivant son petit chemin sanglant.
Seul petit changement notable le rapprochant encore plus du modèle Dredd/Law (l’humour en moins), lors de l’arrivée de Doom à la Maison Blanche, celui-ci nomme Gallows ministre de la punition ce qui permet au personnage d’encore plus se déchaîner dans le massacre gratuit.

La série se termine au numéro 34 avant que le destin final de personnage ne soit révélé dans le one-shot 2099 AD Apocalypse; Gallows trouve la mort en protégeant la fuite de Doom.

Du côté graphique, c’est aussi la fête du slip puisque Marvel confie la série à Tom Morgan (déjà responsable de la chute d’Iron Man dans les limbes graphiques) pour les 19 premiers numéros puis à une tripotée de tâcherons qui essaieront de le surpasser dans la mocheté mise sur papier.
Dans les deux cas, c’est un défilé de soupe à la grimace, de personnages aux physiques liefeldiens, de designs ridicules….

Bref, fuyez pauvre fous !!!

Pupu 2099.5
© Marvel Comics
Pupu 2099.6
© Marvel Comics

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