2099: The World of Tomorrow (of Yesterday), Graphic Nuggets, Marvel Extravaganza

The Weirdness (2099 Unlimited & 2099 A.D.)

2099 Unlimited 1
© Marvel Comics

2099 Unlimited :

Pitch : Euuhh !!

Non, Unlimited n’est pas le nom d’un nouveau héros mais le dénominatif commun à un ensemble de trimestriels pour chaque famille de titres Marvel dans la première moitié des années 90.
Cela nous donna des X-Men Unlimited, Spider-Man Unlimited, F.F. Unlimited et donc un 2099 Unlimited.

La finalité de ces magazines, outre d’occuper les linéaires et de vider les poches des complétistes, a toujours été floue vu qu’ils regroupent des one-shots king-size (par le nombre de pages), des aventures indépendantes ou non (certains épisodes prennent part à des crossovers ou prolongent un numéro de la série régulière à laquelle ils sont liés) ou servant à introduire de nouveaux personnages (en guise de test à un possible comic book individuel) souvent accompagnés d’épisodes courts en complément.
Des titres qui fleurent bon l’auberge espagnole en somme et, de surcroît, souvent écrits et dessinés par des artistes au mieux passables.

La mouture 2099 ne fit pas exception à la règle et finalement Semic ne publia que 2 récits (tous deux tirés du numéro 2) dans son magazine; 2 histoires respectivement consacrées à Spider-Man 2099 (2099 n°11) et Hulk 2099 (2099 n°19).
Passons sur Hulk, sur lequel nous reviendrons dans un prochain article qui traitera des titres totalement inédits en VF vu qu’il fut le seul personnage tiré de ce magazine à gagner ensuite son propre comic book.

2099 Unlimited 2
© Marvel Comics

L’aventure du Spidey futuriste, pour sa part, est le fruit de Evan Skolnick et de Chris Wozniak (mais si, vous savez, c’est lui la « superstar » annoncée à grands renforts de trompettes et roulements de tambour pour reprendre Excalibur après le premier passage d’Alan Davis et qui ne dessina qu’une poignée d’épisodes très mais alors très moches).
Nous n’avons pas grand chose à dire sur ce récit qui est une simple course poursuite entre Spidey et le méchant du mois et qui ne reflète que peu l’ambiance de la série de Peter David.
Un produit sans odeur ni saveur et vite lu vite oublié qui de plus est la partie centrale d’une espèce de triptyque courant sur les 3 premiers numéros de cette anthologie.

Pour le reste des différentes histoires ayant composées le sommaire de ce titre anthologique, c’est pas la joie et ça fait vraiment regroupement de fonds de tiroirs même si c’est toujours marrant de voir de futurs noms connus tels que Warren Ellis, Dan Slott, Ian Edginton, Gary Erskine ou D’Israeli faire leurs premières armes ici ou l’intervention des vétérans Ernie Colon, Marie Severin et Gene Colan.
Petite exception à cette médiocrité ambiante, l’histoire de John Francis Moore et de l’immense Kyle Baker consacrée à Duke Stratosphere et qui aurait bien méritée une publication française.
Mis à part ça, on alterne entre fill-ins sur les têtes d’affiches 2099 et lancements hasardeux de nouveaux héros ni très intéressants ni très originaux (Hazzard, Galahad…).

2099 AD
© Marvel Comics

 

2099 A.D. :

Pitch : Les Aventuriers de l’Arche Perdue.

Bon alors Mea Culpa, ce one-shot on l’a eu en France mais vu qu’on a oublié dans parler, on en profite pour réparer cet oubli ici.
Ce récit est censé prendre place juste avant le numéro 29 de Doom mais n’a au final que peu de rapports avec l’histoire d’Ellis.

En résumé, c’est une grosse course poursuite entre tous les héros de l’ère 2099 pour récupérer un mystérieux artefact, c’est écrit par Terry Kavanagh et dessiné par un illustre inconnu (Mark Campos), c’est vendu sous une couverture double de Joe Quesada qui a bien lorgné sur le Spawn de Greg Capullo et vous pouvez vivre tranquille et serein sans l’avoir lu.

2099 Unlimited 8
© Marvel Comics

 

 

3 réflexions au sujet de “The Weirdness (2099 Unlimited & 2099 A.D.)”

  1. Je suis déçu ! Pas d’images de l’inoubliable Chris Wozniak ! Plus que Liefeld, en voyant les planches de Wozniak, je me disais qu’à une époque, tout le monde, mais vraiment tout le monde (manchots, aveugles ou Mark Pacella ) était capable de dessiner des comics et surtout d’être publié ! Le rêve américain était toujours accessible !

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