Assistant Editors' Month, Marvel Extravaganza, Marvel Special Months

Captain America 289 (Jean Marc DeMatteis / Mike Zeck / John Beatty)

Cap America 289.1
© Marvel Comics

Publié sous une superbe couverture de Mike Zeck (reprenant une charte graphique similaire à l’épisode d’Iron-Man), ce comic book est le dernier de l’équipe artistique constituée de Zeck et Jean-Marc DeMatteis (le scénariste jouera cependant quelque temps encore les prolongations) et s’avère une conclusion bien décevante à leur run et à leur saga « Deathlok Lives! ».
La couverture donne bien le ton en nous montrant un Cap aux mains de l’infâme Moskull tandis que vole à son secours la gloire de l’Amérique, Bernie America.
Nous sommes donc ici face au DeMatteis bouffon qui fera merveille sur la JLA-JLI-JLE, sauf qu’ici le terme bouffonnerie s’applique tant au premier qu’au 178ème degré.
Dernière petite coquetterie à relever sur cette couverture, la présence des auteurs qui assistent à la défaite de Cap par la fenêtre avec, de gauche à droite, DeMatteis, Mike Carlin, Zeck et John Beatty.

Cap America 289.2
© Marvel Comics

Comme plusieurs autres séries concernées par l’Assistant Editors’ Month, l’épisode du mois est coupé en deux segments même si ceux-ci sont pour une fois liés entre eux.

Le premier segment est la suite directe des précédents épisodes et constitue l’épilogue de l’excellente saga « Deathlok Lives! » qui avait tout pour plaire aux amateurs de Days of Future Past et Terminator.
Néanmoins, le scénariste, comme épuisé par l’histoire qu’il vient de délivrer, nous fournit ici un épisode assez proche dans le ton (et une certaine maladresse) des épisodes de Marvel Team-Up qu’il écrivait à la même époque.
Cap court court court et défait plein de vilains méchants ainsi qu’un des robots les plus ridicules jamais apparus.
Victorieux, Cap se remet à courir courir courir pour rejoindre sa belle (Bernie Rosenthal) qui l’attend chez ses parents (à elle) depuis quand même 4 épisodes.
Ca y est ? Vous avez une idée du niveau de l’épisode du jour ?

Cap America 289.3
© Marvel Comics

Ok ! Passons donc au second segment qui met en scène la seule héroïne capable de rivaliser avec Golden Oldie : Bernie America !!!
Cette histoire s’inspire de la série « What If » comme le montre l’introduction d’un Mike Carlin grimé en Watcher et nous présente le rêve de Bernie (déjà, rien que cette astuce éculée c’est rarement bon signe) pendant que son chevalier rouge-blanc-bleu sauve le monde.
Ben oui, faut bien qu’elle trouve de quoi s’occuper pendant ces 4 mois toute seule.

Cap America 289.4
© Marvel Comics

Pour le reste, nous suivons Bernie America combattant Moskull (mix de Modok et du Red Skull) avec ses Avengers féminins tout en essayant de régler ses problèmes de couple avec un Steve Rogers soumis avant le prochain combat.
Pour l’instant, c’est assez drôle et on peut prendre un certain plaisir devant cette version dévirilisée de Rogers, qui rappelle une scène du film Endiablé ou plutôt du modèle de ce dernier, Fantasmes, même si tout cela ne vole pas bien haut.
Néanmoins, quelques tirades font grincer des dents en faisant montre d’un certain esprit rétrograde comme lorsque lorsque Bernie déclare qu’elle a une mission urgente…. à savoir repriser le collant maillé de la Guêpe.
Puis survient la catastrophe avec la conclusion la plus débile, conne et rétrograde jamais lue dans un final qui ferait même honte à la collection Arlequin, Twilight et 50 Nuances de Grey réunis.

Cap America 289.5
© Marvel Comics

En effet, Bernie est réveillée par sa sœur et se jette dans les bras de son chéri en criant que finalement elle préfère la réalité au rêve, ce qui confirme celle-ci dans son rôle de belle en détresse n’ayant pas connu la Révolution Sexuelle.
A l’heure où des scénaristes tels que Chris Claremont ou John Byrne sont en train de construire des personnages féminins forts, l’histoire de DeMatteis se prend les pieds dans le tapis (et ce, malgré l’affection de l’auteur de ces lignes pour ses travaux) et ressemble à une time-capsule dans laquelle on aurait retrouvé un comic book des années 50.
Malgré cela, le scénariste conserve une certaine affection pour cette histoire et se défend mollement en expliquant qu’en fait elle constitue un message sur la relation du lecteur de super-héros face à ces personnages de papier.
Mouaif!

Bref, un numéro bon pour la poubelle malgré son excellence graphique; Mike Zeck rendant encore une fois une copie impeccable.

Cap America 289.6
© Marvel Comics

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