2099: The World of Tomorrow (of Yesterday), Graphic Nuggets, Marvel Extravaganza

Splash (2099 ending 2 sur 4)

Splash
© Marvel Comics

– Pitch: Le grand bain!!

Comme on le voit, à ce niveau l’histoire, la ligne 2099 est bien dans les choux et la fin approche à grands pas.
N’oublions pas que nous sommes alors à une époque où Marvel supprime des titres à tour de bras et va même jusqu’à s’amputer de la ligne Heroes en la confiant aux enfants rebelles d’Image Comics.
C’est dans ce contexte que l’éditeur pousse à la porte la plupart des scénaristes en leur imposant des nouvelles directions sans cesse réécrites à la dernière minute: X-Nation, 2101, les intrigues avortées des Fantastic Four 2099 en zone négative et du Goblin 2099…
Bref, c’est pas la joie et dans sa quête de l’idée salvatrice, Marvel confie les série restantes à un duo de scénaristes chargé de mettre en place un énième nouveau contexte inspiré de ce qui devait être alors le blockbuster de l’année mais qui fut en fait l’un des plus gros échecs d’Hollywood:

« 2099 devient un nouveau Waterworld. »

Ce « magnifique » duo de grands « auteurs » est composé pour moitié par Ben Raab, scénariste que la plupart d’entre vous ont sûrement oublié.
A l’époque, Raab c’est le type qu’on appelle en catastrophe pour conclure des séries que plus personne ne veut ou en attendant un auteur « hot ».
Ne soyons pas chien et avouons qu’il livre parfois des petites histoires distrayantes même si toujours assez inoffensives telles que X-Men/Alpha Flight ou X-Men: Hellfire Club qui valent surtout pour les dessins de John Cassaday et Charlie Adlard.
L’autre moitié du duo, c’est l’éditor-scénariste dont la simple mention du nom est capable de faire pleurer les plus braves et de pousser les geeks les plus endurcis au suicide.
Cette personne c’est le tristement célèbre Terry Kavanagh.

Aaaaah !!! Terry Kavanagh !!!
L’homme qui infligea au lecteurs la purge que fut la série X-man !!
L’homme qui fut l’editor d’Excalibur et permit à Scott Lobedoreille de pondre ses premières histoires larmoyo-suicidaires.
L’homme qui inventa la Spider-Armure, et pitcha les chefs d’oeuvre que furent Maximum Carnage et  la Saga du Clone dont il assura certains des plus indigents scénarios !!
L’homme qui fut le principal artisan de The Crossing, le crossover qui faillit tuer la ligne Avengers !!!
Bref, le roi des idées moisies et des histoires mal foutues.

Et du coup, le crossover informel qui scelle le sort de l’univers 2099 est du même tonneau.
Trame incohérente, contradictions d’un titre à l’autre, changement permanent du responsable de la menace, personnages ressuscités pour mourir à nouveau, massacre en règle (et au sens propre) de la plupart du supporting cast des différentes séries…
Seul John-Francis Moore tire (légèrement) son épingle du jeu dans l’épisode final de Doom 2099 en revenant sur un plot qu’il avait laissé en plan et pose les germes d’un nouveau développement:

« Doom rencontre à nouveau les extra-terrestres kirbyens, qui lui révèle leurs intentions, et passe un pacte avec ceux-ci afin de sauver l’humanité.
Il accepte d’aider les aliens, responsables de la catastrophe, à retrouver un éclaireur qu’ils avaient laissé sur Terre des décennies auparavant en échange du salut de la population terrestre. »

Goblin 2099
© Marvel Comics

Du côté graphique, le niveau ne vole pas plus haut à l’exception d’un Pascual Ferry sur Fantastic Four 2099 qui y signe épisodes à la patte plus agressive et dynamique que son style actuel.
Pour le reste, le « Horrific Duo » achève les différents titres dans un event en rappellera d’autres plus récents aux différents lecteurs et lie encore plus l’univers 2099 à l’univers classique:

« Un premier raz de marée, soi-disant provoqué par Roman (descendant de Namor…. Namor – Roman, got it?), ravage New-York.
Ensuite un second raz de marée mondial ravage encore la Terre suite à la destruction de la calotte glaciaire et Attuma passe à l’attaque pour achever l’Humanité.
Plein de personnages meurent ou disparaissent sans explications: Tyler Stone, Conchata, Meanstreak, le Goblin, Fortune, Wire, Duke Stratosphere, Roman…
Le Goblin et Spider-man se frittent en parlant sous l’eau.
Pendant ce temps Exodus (celui de notre époque) enlève X-nation avant que ceux-ci ne s’échappent sans qu’on sache vraiment pourquoi ou ce que le zob créé par Lobedoreille venait faire par là.

Bref, c’est le bordel.
Il faut juste savoir que le véritable responsable de la montée des eaux est un planétoïde qui s’est écrasé sur Terre (chose qui aura son importance par la suite).
A la fin, une partie des personnages part rejoindre la colonie martienne d’Alchemax pour obtenir de l’aide (Ben, le père Jennifer et quelques mutants de X-Nation), Doom rejoint son château tandis que la majeure partie se la joue Noé afin de rejoindre la seule partie encore préservée de la planète : la Terre Sauvage. »

On est donc dans une histoire qui rappellera bien des souvenirs à ceux qui ont lu Heroes Reborn: Doomsday ou Ultimatum et qui montre comment la figure judéo-chrétienne du Déluge est bien implantée dans l’esprit des scénaristes américains dès qu’il s’agit de faire le ménage.

A la suite de cet événement, les derniers titres 2099 sont arrêtés.
Mais, dans un souci de préserver une ligne qui connut quand même un succès relatif et quelques réussites artistiques, et dans une démarche similaire qui poussa Marvel à lancer Heroes Reborn en attendant de se remettre de ses problèmes financiers, la Maison des Idées met sur le marché un nouveau comic book qui décrira le devenir des derniers survivants du label.

End of all things
© Marvel Comics

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