2099: The World of Tomorrow (of Yesterday), Graphic Nuggets, Marvel Extravaganza

2099 : World of Tomorrow (2099 ending 3 sur 4)

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© Marvel Comics

Pitch : V meets Galactica meets 300 meets DnA !!!

Pour ce nouveau magazine (qui sera vite reconditionné en une maxi-série en 8 numéros) censé narrer le destin des personnages restant de l’univers 2099, Marvel décide de confier le scénario à un tout jeune scénariste qui travaillera en tandem avec/sous la tutelle de Ben Raab:  Joe Kelly.
Ce nouveau scénariste est un pur produit Marvel, vu qu’il fut découvert dans le cadre du Stan-hattan Project (soit Marvel qui fait du prospecting dans les universités), et se trouve ici placé sur son premier projet.

Pour sympathique que soit l’idée, on ne peut pas dire que Marvel ait eu le nez creux en confiant une série contenant pléthore de personnages à un scénariste qui, quelles que soient les qualités (et les défauts) qu’il développera plus tard, se trouve jeté dans le grand bain sans ménagement.
Certes, l’histoire que développe Kelly est sympathique.
Certes, il semble maîtriser les personnages.
Mais, il n’a pas encore les moyens de son ambition et l’intrigue feuilletonesque qu’il construit se prend les pieds dans ses propres incohérences dues à une construction « Loeb-esque » (donc toute en mystères mystérieux).

Peut-être qu’avec plus de temps et/ou d’espace, le scénariste aurait pu construire une grande histoire mais ici, il ne livra qu’une conclusion (provisoire) en demi-teinte à la saga 2099.
Côté graphique, passé un agréable premier épisode dessiné par Pascual Ferry, les dessins sont confiés à une équipe tournante composée de dessinateurs anonymes venus de DC et qui livrent paradoxalement un résultat assez homogène dans un style cartoony à mi-chemin entre les dessinateurs du Flash de Mark Waid et certains artistes de l’écurie X d’alors (Joe Madureira, Jeff Matsuda ou un Salvador Larroca aussi passé par la case Flash) mais un cran en dessous tout de même voire franchement bordélique par moments.
Malgré tout, on est en face d’une maxi-série distrayante et pas désagréable (si on fait abstraction de certains problèmes de construction) même si n’étant plus dans l’optique cyberpunk des débuts du label, ce qui pourra en rebuter certains.

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© Marvel Comics

Ah ! L’histoire !!!
Alors en très gros pour certains personnages :

Les X-Men font principalement de la figuration.
Côté Fantastic Four, Ben est envoyé dans l’espace avec le père Jennifer et certains membres de X-Nation afin de demander de l’aide à la colonie martienne.
Leur vaisseau s’écrase suite à un incident de rayons cosmiques et ils jouent aux « dix petits nègres » sur Mars avant de revenir sur Terre avec l’aide qu’ils étaient venus chercher.
Pendant ce temps, Red déprime et culpabilise puis rejoint Johnny et Jane afin de repasser dans la Zone Négative dans l’espoir de revenir à notre époque.

En fait, l’intrigue principale tourne autour de Spider-Man et Doom, normal vu qu’ils étaient les deux personnages les plus performants du label, commercialement parlant:

Après l’apparition d’un homme porteur d’un virus techno-organique, Miguel O’hara quitte le refuge de la Terre Sauvage afin d’enquêter sur ce phénomène (le virus provient du planétoïde qui s’est écrasé sur Terre et qui a provoqué les tsunamis géants).
Après avoir vu son embarcation coulée, Miguel se réveille dans les laboratoires de Latvérie où un groupe de scientifiques menés par Doom et Xina tentent d’éradiquer le virus.

Doom explique à Miguel qu’il a passé un pacte avec les aliens « kyrbiens » pour retrouver l’éclaireur des la Phalanx avant celle-ci et pour gagner du temps afin de trouver un vaccin contre le virus.
Pendant que Miguel met au point un bouclier pour prévenir l’infection, Doom rencontre l’émissaire des aliens qui lui révèle savoir où se trouve l’éclaireur (gné ? Pourquoi passer un pacte avec le latvérien alors?) et qui dévoile sa véritable identité : Magus de la Phalanx. (gné? bis)

Ce fameux éclaireur est un mutant de X-Nation (Nostromo) et possède dans son code génétique la clé d’activation de l’armée Phalanx contenue dans le planétoïde.
Rapidement capturé par la Phalanx, Nostromo sert d’interface afin de déclencher l’assimilation de la Terre.
Pendant que les autres héros du refuge essaient de contenir les assauts de l’armée techno-organique, Doom, Xina et Miguel (en plein triangle amoureux) tentent de sauver Nostromo ou de le détruire le cas échéant.

En dernier recours, Doom activera un programme de routine dans le corps du jeune mutant qui le purgera du programme Phalanx (oook !! Pourquoi il attend l’avant dernier épisode pour le faire alors?).
Doom trouve la mort dans ce dernier geste héroïque et devient le sauveur de l’Humanité. Son testament désigne Nostromo comme héritier et Spider-Man part délivrer son frère (emprisonné auparavant par Doom comme moyen de pression sur l’homme-araignée).

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© Marvel Comics

En conclusion, Kelly a écrit une histoire ambitieuse mais bancale de part l’inexpérience du scénariste qui se mélange un peu les pinceaux dans ses rebondissements.
Néanmoins, si l’on fait abstraction de ces défauts (certes très gênants), le récit est agréable, épique et vaut pour la caractérisation des personnages, en particulier son portrait très juste d’un Doom mi-héros mi-salaud, troublé par la gent féminine et prêt à tout pour son peuple.
Ca reste quand même un achat dispensable et une conclusion en demi-teinte pour le label 2099.

Heureusement, il restait une histoire à raconter et qui, 2 ans après la fin de cet univers, viendra constituer un épilogue plus satisfaisant.

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