Fear Iself, Graphic Nuggets

Le génie méconnu du comic book moderne!! (Tarot 1/3)

Balent1

Toi!!!

Oui toi, lecteur de comics lassé de tous ces fascicules et qui pensait en avoir fait le tour.
Toi, qui trouve que les Image Boys sont des puritains qui n’osent pas foutre à oualpé leur bad girls.
Toi qui trouve que Geoff Johns n’est pas assez gore.
Toi qui trouve que Chuck Austen ne va pas assez loin dans la libération sexuelle.
Toi qui trouve que Bouffie et autres Witchblade ont encore du chemin à faire avant d’être des femmes fortes.
Toi qui trouve que Grant Morrison et Alan Moore captent un beignet en matière de magie.
Toi qui trouve que Chaos Comics (tiens, faudra qu’on en parle de ceux-là) ne sont pas allés assez loin dans le satanisme disneyen.
Toi qui trouve que Scott Lobdell n’était pas assez chouineur et Fabian Nicieza pas assez bourrin.
Toi qui trouve que Mark Millar est trop timoré dans la provocation débile.
Toi qui ne te remets pas du décès de La Moumoute homérique et cherche un nouveau panthéon pour remplacer les héros Marvel.

Sache que tu n’es plus seul!!!
Sache que le comic book de tes rêves existe!!!
Sache qu’un homme t’a entendu et a répondu à tes prières!!

Alors toi aussi rejoins le monde merveilleux de…

Balent2

Jim Balent!!!

Balent ou le roi des suiveurs de vague après la vague, ce qui est quand même le summum de la classe de la hype « hipsterisante ».
Sache que si quelqu’un fait un film/comic/série TV d’assez mauvais goût et/ou populaire, Balent te le ressortira en en plus fort, plus gore, plus cul, plus con dans ses comics et toujours au premier degré, cela va de soi.

En fait, le petit Jim est LE geek ultime.
Balent c’est le gars qui pinaille des heures sur les usages dans le monde de Gor, qui connait le moindre figurant paumé de Star Wars et qui parle couramment l’elfe et le klingon (très utile dans le monde professionnel, le klingon).
Balent c’est en fait un ado puceau de 14ans qui n’a jamais grandi et réussi à prendre du recul par rapport à ses comic books.
Le genre de type qui rit d’un rire benêt en s’imaginant l’épi que cache The Thing sous son short et qui se questionne sérieusement à propos des méthodes du Punisher (« alors c’est quoi le mieux? Etrangler un criminel avec ses boyaux ou rentrer une fourche dans son fondement jusqu’à la gorge? »).
Bref, le prototype du « sofa’s potato » dont la date de péremption aurait expirée en 1986.

Avec un tel background, on est en droit de se dire que Balent est un vieux garçon qui vit toujours dans la cave de ses parents et qui continue à se tirer le pilou sur les vieux catalogues Victoria’s Secret de sa môman entre deux dessins galactophiles.

Mais voilà!! Même les losers peuvent rencontrer l’amuuuuur.
Et c’est ainsi que Jim rencontre une certaine Holly Golightly au détour d’une partie de D&D… à moins que ce soit lors d’un cosplay Sailormoon…. ou juste à la supérette du coin.
Faut dire qu’elle a pas été gâtée la Holly et tient plus de la caissière du New Jersey que de Audrey Hepburn.

Holly1

Trop boudinée pour avoir été recrutée comme Suicide Girl, elle se recycla en coloriste et… hum… « scénariste » pour Chaos Comics avant de rencontrer son Nerd charmant… non, geek… non, nerd.. non geek… enfin, son Jim quoi!!
Après une nuit torride passée à débattre des mérites comparés de Alien et de Predator, nos deux tourtereaux décident de se marier dans une cérémonie encore plus avant-gardiste que l’intégrale du progressisme « Disneymarvelien » en unissant un père avec sa fille puisque…

Balent Wedding

A la suite de ça, notre jeune couple décide de rejoindre l’une de ces multiples congrégations à tendance « satanico-sorcellerie-païenne-ce que tu veux » dont sont friands les américains et qui consistent principalement en des sabbaths afin de lancer des sorts qui marchent jamais et à faire un peu de « touche-tétons » avec d’autres couples.
« On sait jamais, des fois que je me dégotterais un mec/un fille plus sexy qu’Holly/Jim ».
Un couple libéré donc… ou plutôt un couple « polyamorous » (Ah! Ces trouvailles sémantiques merveilleuses permettant de ne pas prononcer les mots tabous).

L’histoire aurait donc pu s’arrêter là sauf que après une décennie passée à dessiner la domina en cuir qui se prenait pour un chat chez DC, il se dit que « merde alors, j’en ai marre de pas pouvoir mettre Selina à poil », prend la porte et part chez les indépendants (quasiment 10 ans après tout le monde. Un winner, on vous dit) afin de fonder avec sa femme tels des Cramps du comic book (sans le talent) la compagnie qui lui permettra de donner libre cours à ses fantasmes:

Broadsword
©Broadsword Comics

Car voila, même l’amour ne pouvait rien pour Jim après tout ce temps passé à entretenir ses fantasmes à rendre jaloux un DSK de ne pas y avoir pensé plus tôt.
Mais trop effrayé à l’idée de se retrouver à nouveau seul s’il larguait sa dulcinée ou lui demandait de se soumettre aux pratiques qui le font rêver, Jim trouve un palliatif et prend sa femme pour modèle (et comme coloriste) du comic book étendard de la compagnie.

Sur ce, on se retrouve après la pub (aka après-demain).

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